Historique

L'explosion des connaissances et la révolution technologique ayant marqué les dernières années ont donné lieu à des avancements spectaculaires dans le domaine des sciences de la vie. Le séquençage du génome humain a transformé la biologie. Depuis lors, avec l'émergence de nouvelles disciplines telles que la génomique et la protéomique de même que la multiplication d'outils technologiques hautement sophistiqués, la recherche fondamentale s'est éloignée de l'étude traditionnelle des gènes, un à la fois, en faveur d'une approche intégrative, dite biologie intégrative des systèmes.
Cette nouvelle science permet aux chercheurs d'élucider dans leur ensemble le fonctionnement et les interactions de cellules et de protéines qui constituent un organisme, plutôt que d'en examiner les composantes prises isolément. Elle ouvre la voie à la réalisation de travaux plus complexes que jamais, mais aussi infiniment plus prometteurs en matière de mise au point d'outils diagnostics et de nouvelles thérapies.
Pourtant, l'exploitation de cet extraordinaire potentiel dépend de l'intégration de talents, d'outils et de connaissances provenant de plusieurs disciplines distinctes. Des équipes de recherche, des institutions et des pays tout entiers se penchent actuellement sur le virage important qu'il faudra négocier afin d'être en mesure de rassembler les scientifiques désireux de s'attaquer ensemble à des problèmes complexes qui dépassent les bornes d'une seule discipline, puis de les munir des services et outils qu'il leur faut pour bien travailler.
Voilà la réalité pressante à laquelle a voulu répondre l'Université de Montréal avec sa stratégie d'alignement des ressources, des technologies et du savoir, au profit de la recherche fondamentale. Animée par le désir de réunir en un même lieu une équipe de scientifiques d'élite et lui offrir les meilleures conditions de réussite qui soient, l'Université a consulté des spécialistes en recherche en santé parmi les plus respectés sur la scène internationale. Ceux-ci ont été d'un soutien inestimable à l'Université dans l'élaboration de son projet et l'Institut de recherche en immunologie et en cancérologie (IRIC) a été fondé en avril 2002.
Au cours des trois années suivantes, les chercheurs fondateurs de l'IRIC ont réussi à mobiliser le milieu tout entier autour de leur vision pour un grand centre de recherche et de formation en biologie intégrative des systèmes spécialisé en immunologie et en cancérologie. Aussi ont-ils obtenu les appuis nécessaires pour en faire une réalité. En 2005, l'IRIC ouvrait ses portes dans le Pavillon Marcelle-Coutu, tout nouveau bâtiment conçu et aménagé expressément pour répondre aux exigences de la recherche transdisciplinaire.
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