Eb-BRET signal of the luciferase-tagged angiotensin AT1 receptor. Upon the stimulation with angiotensin II, AT1 receptors translocate to the endosome and generate promoting eb-BRET signal by associating with endosomeal marker rGFP-FYVE.

Bioluminescence eb-BRET du récepteur angiotensine AT1 couplé à la luciférase. Lors de la stimulation par l’angiotensine II, les récepteurs AT1 migrent dans les endosomes et génèrent un signal eb-BRET en s’associant au marqueur endosomal rGFP-FYVE.

Dans le laboratoire de Michel Bouvier, directeur général de l’Institut de recherche en immunologie et en cancérologie (IRIC) de l’Université de Montréal (UdeM), et chercheur principal de l’Unité de recherche en pharmacologie moléculaire, une nouvelle technologie a été développée pour visualiser et quantifier le trafic des récepteurs couplés aux protéines G (RCPG) dans les cellules vivantes. Ce nouveau développement technologique s’appuie sur la grande expertise du laboratoire du Pr Bouvier dans l’étude des RCPG et sur ses travaux de pionnier dans le développement des méthodes de transfert d’énergie de résonnance de bioluminescence (BRET) et ouvre de nouvelles avenues pour développer de nouveaux biocapteurs utilisés dans la découverte de médicaments. Cette découverte fait l’objet d’une publication dans la prestigieuse revue scientifique Nature Communications.

Les RCPG, une famille de protéines clés dans le contrôle de plusieurs processus biologiques

Les récepteurs couplés aux protéines G, ou RCPG, forment une famille de protéines qui jouent un rôle central dans le contrôle de processus biologiques aussi divers que la neurotransmission, le métabolisme, la croissance cellulaire, les réponses immunitaires et inflammatoires, l’olfaction et la vision. Les RCPG sont donc des cibles de choix pour le développement de nouveaux médicaments et représentent déjà le site d’action de plus du tiers des médicaments d’ordonnance.
Ce nouvel outil développé en collaboration avec l’équipe de Stéphane Laporte, professeur et directeur de recherche au Département d’endocrinologie et du métabolisme à l’Université McGill (les Pr Bouvier et Laporte signent l’article en tant que co-auteurs séniors), permettra de mieux comprendre le fonctionnement des RCPG, et ainsi développer des médicaments plus efficaces contre certaines maladies dont le cancer.
Cette nouvelle technologie — Enhanced-Bystander Bioluminescence Resonnance Energy Transfer (eb-BRET) — est utilisée pour suivre le trafic cellulaire des récepteurs couplés aux protéines G (RCPG) tant lors de leur formation et recrutement à la surface de la cellule que suite à leur activation et à leur migration dans des structures spécifiques à l’intérieur de la cellule.

Une première dans l’étude des RCPG

« C’est la première fois qu’un outil permettant une approche quantitative aussi solide est conçu pour étudier ces processus dans les cellules vivantes, affirme Michel Bouvier. Cette découverte est un pas important pour le développement de nouveaux outils permettant de mieux comprendre la communication cellulaire. Ces résultats n’auraient pu être possibles sans le travail extraordinaire de membres de l’IRIC et ce partenariat étroit avec l’équipe de Stéphane Laporte, de l’Université McGill. Je lève mon chapeau à toutes celles et ceux qui ont contribué à cette découverte et en particulier à Christian Le Gouill qui a coordonné le développement des biosenseurs. Cette collaboration est encore une fois la preuve que nous travaillons de pair avec de nombreux chercheurs au Canada, mais aussi à l’international, pour faire avancer la connaissance et accélérer la découverte de nouveaux médicaments»

Étude citée

Yoon Namkung, Christian Le Gouill, Viktoria Lukashova Hiroyuki Kobayashi, Mireille Hogue, Etienne Khoury, Mideum Song, Michel Bouvier* & Stephane A. Laporte*(2016).

Monitoring G protein-coupled receptor and b-arrestin trafficking in live cells using enhanced bystander BRET.

Nature communications 7, 12178.

Lire le résumé de l’article et l’article complet (en anglais)

*’Coauteurs de correspondance

 

À propos de l’Institut de recherche en immunologie et en cancérologie

Pôle de recherche et centre de formation ultramoderne, l’Institut de recherche en immunologie et en cancérologie (IRIC) de l’Université de Montréal a été créé en 2003 pour élucider les mécanismes du cancer et accélérer la découverte de nouvelles thérapies plus efficaces contre cette maladie. L’IRIC fonctionne selon un modèle unique au Canada. Sa façon innovante d’envisager la recherche a déjà permis de réaliser des découvertes qui auront, au cours des prochaines années, une incidence significative dans la lutte contre le cancer. Pour plus d’informations

Renseignements

Olivier Dilain
Conseiller en communication et relations avec les médias
Institut de recherche en immunologie et en cancérologie│IRIC
Université de Montréal
olivier.dilain@umontreal.ca│514-343-7283