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Coup de cœur- Septembre 2026
Publié le 8 septembre 2026
« Jean-René est une personne extraordinaire. Il apporte beaucoup de positivité et de bonne humeur à notre laboratoire. Il est l’une des personnes les plus attentionnées que nous ayons jamais rencontrées.
Il célèbre chacun de nos accomplissements et organise des activités pour se retrouver hors du laboratoire. Par exemple, plusieurs fois par an, il organise de merveilleux quiz musicaux avec de multiples cadeaux autant pour le gagnant(e) que pour les autres participant(e)s.
Jean-René est particulièrement investi professionnellement, il n’hésite pas à faire de longues journées pour accomplir toutes sortes de tâches nécessaires au bon fonctionnement de notre laboratoire. Il est également le grand-papa de quatre adorables petits-enfants, dont il est fier de nous partager des images et vidéos au fur et à mesure qu’ils grandissent! Sans lui, le laboratoire ne serait pas le même! »
Parle-nous d’un accomplissement professionnel qui te rend fier?
L’accomplissement professionnel qui me rend le plus fier remonte au tout début de ma carrière, au milieu des années 90, alors que j’étais assistant vétérinaire à Trois-Rivières. Un jour, ou plutôt une nuit, nous avons eu à opérer d’urgence une chienne de reproduction qui était en état de choc et était incapable de contracter efficacement pour mettre bas. Non seulement la chirurgie était risquée pour la mère, mais aussi il y avait une forte probabilité que les petit(e)s ne survivent pas à l’intervention. En tant qu’assistant j’étais responsable de l’anesthésie et aussi des soins à prodiguer aux chiots issus de la césarienne.
Et bien non seulement la mère a survécu, mais j’ai réussi à réanimer les 4 chiots qui étaient tous en arrêt respiratoire au moment de la sortie de l’utérus! C’était toute une montée d’adrénaline! La propriétaire de la chienne était si heureuse qu’elle m’a proposé un chiot gratuitement pour me remercier.
As-tu une anecdote marquante liée à l’IRIC?
En tant que technicien en laboratoire, je rencontre occasionnellement des situations urgentes, comme un congélateur -80°C qui cesse de fonctionner, des déversements de produits dangereux sur le plancher, des éviers qui débordent.
Lors d’une matinée tranquille, quelqu’un fit irruption dans le laboratoire en disant avoir entendu un énorme bruit provenant de la salle de culture cellulaire. En arrivant sur place, je constate que tous les équipements et surfaces sont recouverts d’eau et de débris, les comptoirs dégoulinent… le plafond s’est effondré sous le poids de dizaine de litres d’eau provenant d’une fuite d’un laveur automatique situé à l’étage supérieur.
Nous avons dû agir promptement pour tout débrancher et relocaliser tout ce qu’on pouvait. L’opération nettoyage prit pratiquement toute la journée. Il y avait de l’eau partout, jusque dans tous les tiroirs. Bilan positif malgré tout: aucun dommage aux équipements coûteux comme les hottes et les incubateurs. Seul un lecteur de densité optique n’a pas survécu à l’événement, son électronique s’étant court-circuité quand l’eau s’est écoulée sur lui.
Quel est ton souhait pour l’avenir de la recherche en cancérologie?
Mon souhait pour l’avenir en cancérologie est de continuer à affiner les traitements actuels et de les rendre moins nocifs pour les patient(e)s. Également, j’espère toujours que de nouvelles approches de traitement puissent émerger afin de multiplier les angles d’attaque contre cette maladie. J’aimerais aussi que les autorités qui financent les projets réalisent que toute percée majeure débute par la recherche fondamentale. Le labo du Dr Marc Therrien, pour lequel je travaille en est un exemple concret en ce que les découvertes récentes du labo remontent aux travaux de Marc sur la drosophile en stage post-doctoral en Californie, il y a quelques décennies!