Nouvelles
La Société Canadienne du Cancer finance trois projets impliquant quatre chercheurs de l’IRIC!
Publié le 3 septembre 2026
Sylvain Meloche, Claude Perreault, Pierre Thibault et Brian Wilhelm figurent parmi les bénéficiaires du concours de Subventions Défi 2026 de la Société canadienne du cancer (SCC). Les trois projets sélectionnés recevront chacun 525 000 $, pour un financement total de 1,575 M$.
Les Subventions Défi de la SCC soutiennent des projets de recherche dans divers domaines liés au cancer, avec pour objectif de résoudre des enjeux importants pour les personnes atteintes de cancer ou à risque de l’être. Cette année l’IRIC s’est particulièrement distingué en obtenant trois financements dans un concours particulièrement compétitif, où seulement 19% des demandes complètes soumises ont été retenues. Ces subventions soutiendront les équipes de Sylvain Meloche, Claude Perreault, Pierre Thibault et Brian Wilhelm, et ce, de 2026 à 2029, dans le développement de nouvelles stratégies thérapeutiques contre des cancers difficiles à traiter.
Un nouveau traitement contre les tumeurs agressives des nerfs
La neurofibromatose de type 1 est une maladie génétique pouvant entraîner l’apparition de tumeurs malignes de la gaine des nerfs périphériques (TMGNP). La chirurgie constitue actuellement le principal traitement, mais l’emplacement de ces tumeurs peut en limiter le retrait complet. Aucune autre option thérapeutique efficace n’est disponible actuellement et le taux de survie demeure faible.
Le laboratoire de Sylvain Meloche, directeur de l’Unité de recherche en signalisation et croissance cellulaire de l’IRIC, a découvert que les protéines YES et SRC contribuent à la croissance et à la survie des cellules des TMGNP. L’équipe a ainsi conçu une molécule capable d’inhiber ces deux protéines et évaluera maintenant son efficacité, seule ou en combinaison avec d’autres traitements.
Si les résultats précliniques sont concluants, cette stratégie pourrait éventuellement être évaluée dans le cadre d’essais cliniques et offrir une nouvelle option aux personnes atteintes de ce cancer difficile à traiter. Cette subvention est financée par la SCC en partenariat avec le Réseau universitaire de santé (UHN).
« Ce financement est essentiel pour faire avancer notre projet. Malgré les progrès réalisés dans le traitement de nombreux types de cancer, il n’existe aucun traitement efficace contre les tumeurs malignes de la gaine des nerfs périphériques (TMGNP) et la survie y est faible. Mon équipe de recherche a trouvé un nouveau traitement prometteur qui doit faire l’objet d’une validation supplémentaire avant d’être mis à l’essai chez l’humain. Le généreux financement de la SCC en partenariat avec le Réseau universitaire de santé nous permettra de peaufiner notre stratégie pour nous rapprocher de la clinique et offrir de l’espoir aux personnes atteintes de TMGNP. » – Sylvain Meloche
Rendre les cancers du sein plus sensibles à l’immunothérapie
Le cancer du sein à récepteurs d’œstrogènes positifs (ER+) est le type de cancer du sein le plus fréquent. Ses cellules utilisent l’œstrogène comme signal de croissance et répondent généralement peu à l’immunothérapie, pourtant prometteuse contre de nombreux cancers. Elles présentent en effet peu d’antigènes à leur surface, ce qui les rend plus difficiles à reconnaître par le système immunitaire.
Claude Perreault, directeur de l’Unité de recherche en immunobiologie de l’IRIC, Pierre Thibault, directeur de l’Unité de recherche en protéomique et spectrométrie de masse de l’IRIC, et leurs collègues ont récemment découvert que les inhibiteurs des kinases dépendantes des cyclines 4 et 6 (CDK4/6) peuvent amener les cellules cancéreuses ER+ à présenter davantage d’antigènes reconnaissables par le système immunitaire.
Les équipes chercheront maintenant à déterminer quels antigènes sont propres aux cellules cancéreuses ER+. Ces travaux pourraient mener à la mise au point de vaccins thérapeutiques ou d’autres traitements ciblés capables de rendre ces cancers plus vulnérables à l’immunothérapie, tout en limitant les effets indésirables.
« Le financement de la SCC nous permet d’explorer un projet réellement novateur et qui aura de grandes retombées sur le traitement du type le plus courant de cancer du sein réfractaire. » – Claude Perreault et Pierre Thibault
Comprendre la résistance au traitement de la leucémie pédiatrique
La leucémie myéloïde aiguë (LMA) est un cancer du sang et de la moelle osseuse qui touche notamment les enfants. La plupart des enfants répondent initialement au traitement, mais la maladie récidive dans plus d’un tiers des cas. Elle devient alors souvent résistante aux traitements, ce qui réduit considérablement les chances de survie.
Kristin Hope, du Centre de cancérologie Princess Margaret, et Brian Wilhelm, directeur de l’Unité de recherche en génomique à haut débit de l’IRIC, cherchent à comprendre comment les cellules leucémiques régulent les protéines qui favorisent la progression du cancer et la résistance aux traitements. Les résultats de cette étude pourraient mener à la mise au point de médicaments ciblant directement les mécanismes de résistance identifiés afin d’améliorer l’efficacité à long terme des traitements contre les récidives de LMA chez l’enfant.
« Ce financement nous permettra d’utiliser des méthodes de pointe et de tirer parti de l’expertise complémentaire unique de nos équipes pour comprendre comment la résistance aux traitements de la leucémie survient et élaborer des stratégies pour la surmonter. Avec les connaissances acquises grâce à ce projet de recherche, nous visons à trouver de nouvelles façons d’assurer l’efficacité à long terme du traitement pour beaucoup plus d’enfants atteints de leucémie myéloïde aiguë (LMA). » – Brian Wilhelm
Félicitations aux équipes de Sylvain Meloche, Claude Perreault, Pierre Thibault et Brian Wilhelm pour l’obtention de ces financements!