Unité de recherche

Métabolisme cellulaire et signalisation du cancer

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Simon-Pierre Gravel et son équipe étudient les mécanismes de remodelage métabolique et immunologique associés à la progression tumorale, au vieillissement et à la résistance aux thérapies ciblées et à l’immunothérapie. Ces travaux visent à identifier de nouvelles cibles thérapeutiques afin de développer des stratégies exploitant les vulnérabilités métaboliques et immunitaires des cellules tumorales.

tumorales.

Thématique de recherche

Un axe central du laboratoire porte sur le coactivateur nucléaire PGC-1β, un régulateur transcriptionnel majeur de la biogenèse mitochondriale et du métabolisme oxydatif. Les travaux de l’équipe de Simon-Pierre Gravel ont mis en évidence des fonctions non canoniques de PGC-1β dans la régulation de l’identité métabolique et immunitaire des cellules de mélanome et du kératinocyte vieillissant, notamment son implication dans des programmes transcriptionnels associés à la progression tumorale, à la différenciation terminale et à la résistance thérapeutique. Ces études ont révélé que PGC-1β contribue à établir des signatures métaboliques et transcriptionnelles distinctes associées à des états cellulaires spécifiques. En parallèle, l’équipe explore le rôle des protéines mitochondriales et de l’organisation fonctionnelle de la mitochondrie dans l’adaptation tumorale, le vieillissement cutané et la résistance aux thérapies. Des travaux récents ont identifié des signatures mitochondriales associées à la tolérance aux inhibiteurs de voies oncogéniques, à la persistance tumorale et aux altérations liées à l’âge. Ces résultats suggèrent que l’état mitochondrial des cellules cancéreuses et cutanées constitue un déterminant majeur de leur plasticité phénotypique et de leur capacité d’échappement thérapeutique.

Objectifs de recherche

L’objectif général du programme de recherche est de déterminer comment le métabolisme cellulaire, en particulier la fonction mitochondriale et la bioénergétique des organites, contrôle la signalisation, la plasticité transcriptionnelle, la biogenèse des ribosomes et la traduction, ainsi que les programmes immunitaires intrinsèques dans les cellules de mélanome et les cellules cutanées, incluant le kératinocyte vieillissant et sa différenciation terminale. Le laboratoire cherche à définir comment des perturbations métaboliques spécifiques reprogramment des processus tels que la réponse interféron, la présentation antigénique, l’inflammation, l’immunosuppression et la mort cellulaire, et comment ces états contribuent à la progression tumorale, à la résistance thérapeutique et aux altérations liées au vieillissement cutané. Pour atteindre ces objectifs, l’équipe combine des modèles complémentaires (lignées de mélanome, cellules cutanées primaires, systèmes de résistance acquise ou induite) et des approches intégrées de métabolomique, de transcriptomique, de signalisation, et de criblage. Ces travaux visent à définir des signatures métaboliques et mitochondriales prédictives de la réponse thérapeutique et du vieillissement cellulaire, et à identifier de nouvelles cibles permettant de moduler l’état immunitaire intrinsèque des cellules tumorales et cutanées. Cette stratégie ouvre la voie à des approches combinant modulation métabolique et immunothérapie afin d’améliorer la réponse et de prévenir la résistance dans le mélanome et les cancers cutanés.

Axes de recherche