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Samuel Mailhot-Larouche est récipiendaire d’une bourse d’études supérieures du Canada Vanier

Publié le 19 mai 2019

L’IRIC est fier d’annoncer l’obtention, par Samuel Mailhot-Larouche, candidat au doctorat en biologie moléculaire à l’Institut, d’une bourse d’études supérieures du Canada Vanier.

Cette bourse de recherche est remise annuellement par le gouvernement canadien, dans le cadre d’un programme visant à attirer les meilleurs étudiants au doctorat. Le programme récompense ces derniers pour l’excellence de leur dossier académique, leur potentiel de recherche, ainsi que leurs compétences en leadership.

Samuel bénéficiera d’un soutien financier de 50 000$ par année pour trois ans, des Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) pour son projet intitulé « Cibler l’internalisation du récepteur M3R pour traiter l’asthme et la MPOC ».

En plus de ses études au doctorat à l’IRIC, sous la direction de Michel Bouvier, Samuel poursuit en parallèle des études au doctorat en médecine à l’Université de Montréal. Samuel est titulaire d’une maîtrise en médecine expérimentale de l’Université Laval.

Son projet de recherche s’articule en continuité avec un projet entamé à la maîtrise sous la supervision du Dr Ynuk Bossé. Il a comme objectif principal de développer un nouveau traitement plus efficace pour traiter l’asthme et la maladie pulmonaire obstructive chronique (MPOC), touchant environ 435 millions de personnes dans le monde.

Au cours de ses années d’études à l’Université Laval, plusieurs expériences de travail en recherche dans des domaines variés tels que la cancérologie, la santé mentale et la pneumologie ont enrichi son parcours. Il a également participé à la rédaction de huit articles scientifiques, dont six à titre d’auteur principal, couvrant une variété de sujets en pneumologie, dont la physiologie respiratoire et l’asthme. Il a participé à plusieurs congrès internationaux pour présenter ses recherches. L’excellence du parcours universitaire de Samuel peut se percevoir par les nombreux prix et bourses qu’il a reçus, et ce, autant pour son rendement académique que pour ses qualités communicationnelles.

Dans sa candidature, le leadership de Samuel s’est manifesté de différentes manières. Dès son adolescence, Samuel avait déjà développé certaines de ses compétences en leadership en s’impliquant socialement dans sa communauté d’origine au lac St-Jean. Samuel est reconnu pour être un ambassadeur pour la recherche auprès de ses collègues en médecine. D’ailleurs, il est coprésident du Rassemblement étudiant en recherche médicale de l’Université de Montréal, dont l’objectif est de promouvoir la recherche auprès des étudiants en médecine via différentes activités. Samuel a également une vision humaniste du monde dans lequel on vit et est préoccupé par plusieurs enjeux de société tels que les inégalités sociales et le réchauffement climatique. Il a aussi des intérêts diversifiés en parallèle avec la médecine, tels que les sports et la politique.

Samuel a l’ambition professionnelle de mettre à profit sa formation multidisciplinaire pour devenir un médecin chercheur influent qui vise, par sa pratique médicale, à améliorer la santé respiratoire de ses patients, et, par ses recherches, à contribuer au développement de nouveaux traitements afin d’assurer une meilleure prise en charge des maladies respiratoires.

Plus de détails sur le projet

L’asthme et la maladie pulmonaire obstructive chronique (MPOC) sont des désordres respiratoires qui touchent environ 435 millions d’individus dans le monde. De plus, la MPOC est actuellement la 3e cause de mortalité dans le monde. L’asthme et la MPOC sont caractérisés par une difficulté à respirer causée par l’obstruction des voies aériennes. Cette obstruction implique la contraction d’un muscle qui comprime les voies aériennes via l’activation d’un type de récepteur, le M3R. Néanmoins, les médicaments qui bloquent le M3R actuellement utilisés en cliniques induisent également un mécanisme d’échappement de la cellule musculaire qui augmente le nombre de récepteurs M3R à sa surface lui permettant d’être plus facilement activée.

Ce mécanisme aggrave l’hyperréactivité bronchique, une caractéristique de l’asthme associée avec la sévérité des symptômes de la maladie. Bref, ces médicaments actuellement utilisés pour traiter l’asthme et la MPOC ont des bénéfices à court terme en bloquant le récepteur, mais peuvent aggraver les maladies respiratoires à long terme en augmentant le nombre de récepteurs à la surface des cellules musculaires.

Ce projet vise à évaluer une nouvelle approche pour cibler le M3R qui permettrait d’être plus efficace sur le long terme en diminuant le nombre de récepteurs M3R à la surface des cellules musculaires au lieu de simplement les bloquer. Dans une situation de suractivation, le récepteur M3R diminue son expression par un phénomène appelé désensibilisation. Préalablement, Samuel a démontré que cette désensibilisation du M3R pourrait avoir d’importants bénéfices en renversant complètement l’hyperréactivité bronchique dans un modèle murin d’asthme. Ce projet tente donc de développer une molécule qui induirait sélectivement les voies des signalisations moléculaires responsables de la désensibilisation du M3R afin de traiter l’asthme et la MPOC.

Pour arriver à cette fin, dans un premier temps, les voies moléculaires responsables de la désensibilisation seront caractérisées dans des modèles tissulaires et cellulaires en utilisant des techniques de biologie moléculaire. Dans un deuxième temps, les composés actuellement connus pour interagir avec le M3R vont être testés afin d’évaluer leur capacité à induire sélectivement la désensibilisation de M3R. Dans un troisième temps, ces composés seront modifiés chimiquement afin d’optimiser leur efficacité. Finalement, leurs bénéfices cliniques potentiels seront évalués dans un modèle murin d’asthme, ainsi que sur du tissu humain.