Immunobiologie

Dans le contexte de la biologie intégrative, l’immunologie offre des perspectives fascinantes. Pour occuper une niche écologique, les vertébrés ont développé une stratégie de survie basée sur la longévité des individus plutôt que sur un taux de reproduction élevé. La survie dans ces conditions repose sur une cohabitation avec virus et bactéries qui représentent les formes de vie dominantes dans l’univers et qui ont adopté une stratégie diamétralement opposée à la nôtre. Nous pouvons y parvenir grâce au système immunitaire dont l’évolution fut marquée par un bigbang immunologique datant de 450 millions d’années, menant à l’émergence du système immunitaire acquis.

Notre équipe de recherche étudie principalement les cellules qui régissent le fonctionnement du système immunitaire acquis : les lymphocytes T. Deux exemples illustrent le potentiel unique des cellules T. D’abord, contrairement aux autres cellules matures, les lymphocytes T ont un potentiel de prolifération analogue à celui des cellules souches. De plus, lorsque confrontées à l’entité la plus complexe de l’univers, une cellule eukaryote, les cellules T peuvent, grâce à leur sensibilité et leur spécificité, détecter la présence d’un seul complexe CMH-peptide étranger et déclencher des cascades de signaux menant à l’élimination des cellules anormales. Ces caractéristiques, couplées au fait qu’ils sont facilement accessibles (ex. par prélèvement sanguin) et peuvent migrer pratiquement partout, rendent les lymphocytes extrêmement utiles pour explorer différents champs de la biologie cellulaire.

L’importance médicale de l’immunologie est considérable puisque les infections demeurent la principale cause de décès chez l’humain. Le fonctionnement du système immunitaire résulte d’interactions prolongées et multiples avec des virus et bactéries. Ceci correspond en fait à 450 millions d’années « d’essais cliniques » durant lesquelles les cellules T ont développé différentes stratégies pour reconnaître les cellules métaboliquement stressées dont le protéome est anormal. Puisque ces caractéristiques sont communes aux cellules néoplasiques et aux cellules infectées, un de nos objectifs primordiaux est d’utiliser la puissance et la spécificité des lymphocytes T pour guérir le cancer.

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