Michel Bouvier, Ph. D., FCAHS, FRSC

Distinctions

  • Membre de la Société royale du Canada, 2014
  • Prix du chercheur chevronné de la Société Canadienne pour Biosciences Moléculaires 2012
  • Prix Adrien-Pouliot, pour la coopération scientifique avec la France, Acfas, 2011
  • Prix Michel-Sarrazin, Club de Recherches Cliniques du Québec, 2010
  • Peter E. Dresel Memorial Lecture Award, Dalhousie University, 2009
  • Prix Léo-Parizeau pour l’excellence en recherche en sciences de la vie, Acfas, 2006
  • David Landsborough Thomson Lecture Award, Université McGill, 2005
  • Prix Alfred Grossman de la Fondation EJLB, Fondation des maladies du cœur du Canada, 2003 et 2007
  • Chaire de recherche du Canada en signalisation cellulaire et pharmacologie moléculaire, 2001–
  • Chaire Hans Selye (Bristol-Myers Squibb) en biologie moléculaire et cellulaire de l’Université de Montréal, 1997-2006
  • Prix du jeune chercheur Merck-Frosst, de la Société canadienne de biochimie et de biologie cellulaire et moléculaire, 1997
  • Prix du jeune chercheur de la Société québécoise d’hypertension, 1997
  • Scientifique, Conseil de recherches médicales du Canada, 1994-1999
  • Prix du jeune chercheur, André Dupont, Club de recherches cliniques du Québec, 1994
  • Prix Joe Doupe de la Société canadienne de recherches cliniques, 1993

Formation

  • Stage postdoctoral sous la direction de Robert J. Lefkowitz, Duke University, 1985-1989
  • Ph. D. en sciences neurologiques, Université de Montréal, 1985
  • B. Sc. en biochimie, Université de Montréal, 1979

Appui à la recherche

  • Consortium québécois en découverte des médicaments
  • Génome Québec
  • Fonds de recherche du Québec en santé (Québec-Canada-Europe en génomique intégrative)
  • Instituts de recherche en santé du Canada
  • Chaire de recherche du Canada/Université de Montréal

Tout au long de sa carrière de chercheur, Michel Bouvier s’est efforcé de concilier recherche fondamentale et recherche appliquée, tentant de comprendre les processus complexes de la signalisation cellulaire dans l’espoir d’en tirer des bénéfices pour la santé humaine. Après des études en biochimie, il obtient un doctorat en sciences neurologiques au cours duquel il s’intéresse au contrôle présynaptique de la relâche des catécholamines, neurotransmetteurs des systèmes nerveux central et périphérique, et à son rôle dans l’hypertension artérielle et la défaillance cardiaque. Lors de son stage postdoctoral effectué à l’Université Duke auprès de Robert Lefkowitz, il entame une réflexion, ininterrompue depuis, sur les récepteurs couplés aux protéines G (RCPG), qui représentent plus de la moitié des cibles pharmacologiques des médicaments prescrits aujourd’hui. Durant son séjour aux États-Unis, il étudie les modifications post-traductionnelles des RCPG et il participe à plusieurs percées d’envergure : première expression des RCPG dans un système cellulaire mammifère hétérologue; première découverte de la palmitylation d’un RCPG, première découverte des sites de phosphorylation responsable de la désensibilisation des RCPG.

De retour à l’Université de Montréal en 1989, Michel Bouvier poursuit ses travaux, au département de biochimie dont il devient directeur en 1997, sur la signalisation cellulaire via les RCPG. Parmi les travaux marquants qu’il effectue avec ses collaborateurs, on compte la première démonstration de l’existence d’une activité constitutive et spontanée des RCPG, la découverte de l’agonisme inverse pour ces mêmes récepteurs, ainsi que leur oligomérisation, prometteuse en termes de nouvelles cibles pharmacologiques. Il a aussi développé les techniques de transfert d’énergie de résonance de bioluminescence (BRET), pour étudier la dynamique de signalisation en temps réel dans des cellules vivantes. Ces travaux ont mené au développement de plusieurs biocapteurs qui sont utilisés pour l’identification de nouveaux médicaments. Plus récemment, son équipe a joué un rôle de pionnier dans la découverte de la signalisation biaisée par le ligand et de la pluri-dimensionnalité de l’efficacité de signalisation; deux concepts qui bouleversent actuellement le processus de découverte de médicaments ciblant les RCPG.

En collaboration avec Daniel Bichet, Michel Bouvier s’est également penché sur les mécanismes moléculaires d’une maladie orpheline, le diabète néphrogénique congénital, pour laquelle il a réussi à offrir, en peu de temps, une solution expérimentale testée avec succès en essai clinique. Cette découverte a mené au développement du concept de chaperones pharmacologiques qui représentent maintenant une nouvelle classe de médicaments pouvant traiter plusieurs maladies génétiques. L’équipe du Michel Bouvier utilise maintenant cette approche pour développer un nouveau traitement pour l’obésité sévère congénitale et ses complications tel le cancer du foie.

Conscient du rôle social que doit jouer la recherche académique, Michel Bouvier favorise, en partenariat avec le secteur privé, la recherche et le développement de nouvelles thérapies, et dirige à cet effet le Groupe de recherche universitaire sur le médicament (GRUM). Il s’est joint à l’IRIC en 2005 et a contribué à la création d’IRICoR (IRIC-Commercialisation Recherche), un organisme à but non lucratif dont il est le président directeur général et, qui a pour but d’accélérer le transfert des connaissances générées par les chercheurs de l’IRIC et leurs collaborateurs vers la découverte de médicaments innovants et plus efficaces pour la lutte contre le cancer et les maladies associées. En 2014, il se positionne dans la liste des scientifiques les plus cités à l’échelle internationale selon Thomson Reuters.

 

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