Unité de recherche

Pharmacologie moléculaire

Michel Bouvier et son équipe étudient les récepteurs couplés aux protéines G (RCPGs), une famille de protéines qui jouent un rôle clé dans le contrôle de plusieurs processus biologiques et qui constituent une cible de choix pour le développement de nouveaux médicaments.

Thématique de recherche

Les récepteurs couplés aux protéines G (RCPGs) constituent la plus grande famille de protéines de surface impliquées dans la signalisation cellulaire. Chez l’humain, plusieurs centaines d’entre eux régissent des processus biologiques variés comme la neurotransmission, le métabolisme, la croissance cellulaire, les réponses immunitaires et inflammatoires, l’olfaction et la vision. Ces récepteurs constituent aussi des cibles de choix pour traiter des maladies : environ le tiers des médicaments d’ordonnance les prennent d’ailleurs pour cible.

En comprenant mieux les mécanismes régissant la fonction de ces récepteurs de même que des voies de signalisation qu’ils activent, il sera possible d’améliorer l’efficacité et l’innocuité des médicaments actuels en plus d’élaborer de nouvelles molécules thérapeutiques pour plusieurs indications cliniques, incluant des traitements innovants pour le cancer.

Objectifs de recherche

L’équipe de Michel Bouvier cherche à comprendre dans le détail les mécanismes moléculaires qui contrôlent l’efficacité et la sélectivité de signalisation des RCPGs. Elle s’intéresse notamment au rôle des « échafaudages protéiques modulaires dans la transduction des signaux des RCPGs ». Leurs travaux ont permis de découvrir que, contrairement à ce que nous croyions, un RCPG donné contrôle l’activité de plusieurs effecteurs intracellulaires et que des médicaments différents peuvent réguler sélectivement différents sous-ensembles de ces effecteurs (signalisation biaisée). Ceci ouvre la possibilité de développer des médicaments qui activent les réponses bénéfiques en évitant celles qui mènent aux effets secondaires indésirables.

L’équipe de Michel Bouvier développe et utilise des approches biochimiques et biophysiques, tel le transfert d’énergie de résonance de bioluminescence (BRET), pour étudier la propagation spatio-temporelle de la signalisation en cellule vivante et révéler les bases moléculaires et structurales de la sélectivité fonctionnelle et la signalisation biaisée.

En plus d’étudier la régulation dynamique des RCPGs, l’équipe s’intéresse aussi aux défauts génétiques qui entraînent leur mauvais fonctionnement, et notamment à des formes mutantes des RCPGs responsables de maladies dites « conformationelles ». Les chercheurs mettent présentement au point des chaperones pharmacologiques capables de compenser l’impact de la mutation, et faciliter le repliement, la maturation et le transport des RCPGs pour restaurer leurs fonctions.

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